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Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Le forum du concours des 10ans d'horlogerie-suisse
RÈGLES DU FORUM, À LIRE IMPÉRATIVEMENT AVANT LE 1ER POST

Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar didich le 30 Jan 2011, 19:45

C’était une jeudi 31 janvier. Je me baladais dans les marais, lieu de ressource dans lequel j’aimais errer pour me vider l’esprit. Je ne pensais à rien lorsque j’ai trébuché sur quelque chose. En me relevant, j’ai remarqué que je venais de trébucher sur une montre. Une vielle montre style montre à pépé du siècle passé. Comme elle était bien trop grande pour mes petits poignets d’enfant, je l’ai passé à ma jambe gauche. Tout-à-coups, ma jambe s’est mise à rétrécir jusqu’à devenir pas plus grande qu’une cuillère à soupe (j’adore la soupe !) Puis d’un seul coup, plein de poils se sont mis à pousser sur ma jambe gauche. Je les ai vus pousser car j’étais en short. Etonnant me direz-vous pour un mois de janvier, mais je dois vous confesser une passion dévorante pour les shorts.
Soudain, je me suis mis à courir, chose étonnante pour moi qui n’étais alors pas une personne que l’on pourrait qualifier de sportive.
Alors que je courais à un rythme effréné, je traversais une décharge. Une décharge comme je n’en avais jamais vu. Des tas de vieux objets rouillés et puants prenaient la poussière sur un sol boueux. Dès que je réussis à ralentir ma course, je m’approchais alors de ces vieux tas de rouille.
Une musique psychédélique se mis alors à jouer. Une musique genre intro de « time » des Pink Floyd. Le volume augmentait sans cesses. Dans un sursaut de douleur, je fermais les yeux. Lorsque je les rouvris, tous ces tas de rouilles avaient pris vie et je réalisais que cette musique s’échappait d’eux. En m’approchant d’un tas particulièrement bruyant, je découvris alors une gigantesque horloge, une magnifique et imposante horloge. En découvrant cette horloge, je découvris ma passion ou plutôt devrais-je dire, mes passions : l’horlogerie et la musique. En effet, en guise de pendule je vis la célébrissime « stratocaster » de David Gilmour (guitare et guitariste de Pink Floyd).
Ce vendredi 1er février, en me réveillant, je couru m’acheter ma première montre et ma première guitare...

didich
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar Bochene le 30 Jan 2011, 19:51

J'ai fait illustre ton nom
Qu'on m'a transmis sans gloire.
Qu'il soit ancien, qu'importe ?
Il n'aura de mémoire
Que du jour seulement
Ou mon poignet la porté.
Souviens-toi d'oser toujours.
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar Tempus fugit le 30 Jan 2011, 20:07

En disser….temps

Le temps qu'il fait, le temps qui passe, le temps qui fuit, tempus fugit.
Temps sidéral, lunaire, temps biologique, temps religieux, préoccupation de l'Homme depuis la nuit des temps.
Temps calculé, temps mesuré, temps compensé.
Temps perdu, temps gagné, temps masqué, pression du temps.
Grandeur immatérielle, le temps s'écoule.
Quatrième dimension, temps relatif, compressé, à la vitesse de la lumière… à la lumière du temps ?
Donner du temps, voler du temps, gagner du temps, le temps c'est de l'argent, time is money and business is business; les temps sont durs, n'est-il pas ?
Temps infini, temps linéaire du big bang originel à…
Temps cyclique, temps des lunes, temps des saisons, temps de semailles, temps des moissons, temps du travail, temps du repos, prendre son temps, passe-temps.
Temps des cerises, temps des amours, temps des vendanges.
Temps musical, temps cadencé, temps fort, temps faible, temps syncopé, valse à quatre temps.
Temps mesuré, temps compté, temps découpé.
Temps universel, temps coordonné, temps de référence, temps embarqué, garde-temps.
Temps linéaire ou temps circulaire, qu'importe, espace sphérique où la droite se replie sur elle-même.
Temps astronomique, temps solaire, équation du temps, temps atomique, précision chronométrique, temps étalon.
Obsession existentielle de l'Homme, recherche de ses origines, organisation du présent et planification du futur, utopie du voyage dans le temps.
Mémoire du temps, sélective, gommant les mauvais souvenirs, au bon vieux temps.
Epoque, période, fréquence, répétition, cycle, sinusoïde, division de l'espace par la vitesse.

Sans temps, pas d'Histoire, pas de guerre de Cent Ans, mais pas d'Histoire, pas d'avenir. Pas d'accélération, pas d'espace, ubiquité.
Pas de stress, pas de vacances, pas d'échéance.
Pas de chronomètre, pas de record.

Genèse des sciences exactes, fruit de l'accouplement du philosophe et de l'astronome, conclusion de l'observation de la Nature, appréhension et expression différente selon les civilisations et les cultures.
Calendrier, division, comptage.
Tic-tac !
Le voilà donc matérialisé, ce temps qui, de tous temps, nous angoisse.

Horloger, te voilà indispensable avant que d'être né.
Perfectionniste à l'extrême, magicien du détail, tu crées, tu améliores, tu embellis sans cesse cet objet de culte qui ne nous quitte plus, la Montre.
Tu nourris nos passions, tu excites nos émotions avec tes complications, tu rythmes nos vies.
Tu flattes notre ego, pénètre notre intimité, reflète notre personnalité.
Tu maîtrise l'Art du temps.
Merci, Horloger, tu es épatant…!


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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar regulateur31 le 30 Jan 2011, 21:16

Je devais avoir une huitaine d’années lorsque j’entrepris de démonter mon premier réveil… C’était un vieux Jaz qui avait beaucoup servi, rescapé des multiples déménagements que les mutations successives de mon père avaient imposé à toute la famille. Le boîtier portait témoignage des services rendus. Des rayures et des chocs divers en altéraient l’aspect, tandis que le verre fendu, le cadran terni et les aiguilles de travers achevaient de lui donner une piteuse allure. Il avait rendu l’âme depuis peu, victime d’une chute malencontreuse, et il aurait fini à la poubelle si je n’avais pas estimé que le fait de jeter sans autre considération un compagnon aussi indissociable de l’intimité familiale constituait pour moi une sorte de trahison inexcusable.
Je l’avais donc récupéré et emmené discrètement dans un petit coin du grenier que j’avais aménagé avec les moyens du bord pour mon usage personnel. J’y jouissais d’une paix relative pour bricoler sur une vieille planche à repasser installée tant bien que mal sur deux caisses retournées, qui servait d’établi à toutes les improvisations mécaniques et menuisières auxquelles je me livrais une fois mes devoirs terminés. Des petites boîtes posées soigneusement les unes à côté des autres sur le bord de la planche permettaient de ranger les multiples vis, écrous, ressorts et tiges diverses que je collectionnais assidûment. On était dans les années 55, et il n’y avait pas grand-chose d’utilisable pour un garçon bricoleur, hormis ces boîtes en métal pour les pastilles contre la toux, et celles en plastique pour ranger les épingles. Je les avais équipées de compartiments en carton assemblés à la colle blanche, pour faciliter le tri de toutes ces pièces.
A l’époque, je ne connaissais évidemment rien à l’horlogerie, mais d’instinct je sentis qu’il fallait un minimum d’ordre et de précision pour se lancer dans l’aventure. Je décidai donc de faire de la place dans mes compartiments pour y ranger les éléments du mécanisme, à mesure du démontage. Outre les boîtes à fournitures, je disposais également d’une petite tenaille, d’un marteau et d’un étau en métal moulé provenant d’une panoplie du parfait petit menuisier. Ils constituaient la base de mon équipement, que venaient compléter un vieux clamp chirurgical et une pince à épiler dont je me servis pour attraper les petites vis que je démontais d’une pointe de couteau au profil incertain.
Dans mes activités manuelles, j’étais depuis longtemps conscient d’être en permanence aux limites technologiques que m’offrait un outillage aussi rudimentaire… Et face à ce réveil que je prétendais démonter avec l’espoir secret d’en remettre le mécanisme en état, je failli capituler ! Pourtant j’arrivai au bout, analysant chaque pièce, la retournant dans tous les sens, comptant les dents, essayant d’en comprendre le rôle et la place dans cette architecture parfaitement inconnue… Je fis appel à d’autres outils de fortune, qui me servaient plutôt d’ordinaire à construire des maquettes de bateaux, que je détournai de leur usage pour venir à bout des axes qui refusaient de quitter leur logement…
Ce fut une sorte de révélation, une évidence incompréhensible pour un petit garçon de mon âge, qui me guidait pourtant sans crainte vers l’intimité de ce mécanisme qui s’offrait à ma curiosité. Par la suite, d’inavouables rapines dans les placards de mes grands parents me permirent de récupérer un certain nombre d’épaves horlogères que je démontai avec un bonheur absolu dans le silence complice du grenier, repoussant chaque fois davantage la finition des bateaux en cours...
Car je démontais beaucoup ! Perplexe devant tant de mécanismes dont je percevais l’ingéniosité et la rigueur, je persistais à vouloir découvrir par mes propres moyens ce monde en miniature. C’est ainsi que je m’étais peu à peu familiarisé avec l’échappement, dont je comprenais le fonctionnement et la fragilité. C’était une fierté pour moi, car faute de bases théoriques, l’exercice était déjà beaucoup plus difficile avec les roues de sonnerie dont la logique me dépassait. Restaient enfin les ressorts que je découvrais cassés près de l’axe, une fois sortis de leur barillet, conséquence habituelle de remontages trop vigoureux. Face à de telles avaries, je baissais les bras car je savais alors que le mécanisme était condamné, faute de réassort. Si bien que le nombre des pièces détachées dans mes boîtes était devenu largement plus important que celui des mouvements que j’arrivais péniblement à faire revivre pour quelques heures sur l’établi…
Parfois, lorsque je renonçais devant tant de complexité, je replongeais dans le tas de cartes postales à partir desquelles je tentais de fabriquer des maquettes de bateaux aussi ressemblantes que possible, et je les étalais sur l’établi. Maquette en main, je tentais d’oublier combien j’avais encore de chemin à parcourir avant de comprendre et de savoir réparer ces mécanismes.
Le regard au loin, je rêvais. Je rêvais de grands espaces, moi qui n’avais jamais vu la mer… J’imaginais le bruit du vent dans les cordages, le cri des mouettes, l’odeur du sel. Je tanguais sur mon tabouret, accompagnant le mouvement de la houle. Des bribes de récits, lus avidement le soir sous les couvertures, me revenaient en mémoire. Des illustrations aussi, tirées des ouvrages d’aventure de la bibliothèque verte, qui donnaient un cadre à mes rêveries…
Malgré la houle, j’étais debout sur la dunette, en plein Atlantique, la barre bien en main. Le vent couchait le voilier. Les voiles bruissaient et claquaient tandis que je jetais un œil sur le compas. Sourire. On était pile sur la bonne route et on avançait bien, en dépit des bords que je tirais depuis des heures. Le soleil n’était plus très haut et dans peu de temps, on verrait s’allumer les feux sur l’horizon, ce que me confirma la montre que je dégageai de la manche du suroît…
Une petite ancre orne le centre du cadran, comme celle qui pend à l’étrave du bateau. La petite ancre des montres Ulysse Nardin. Et des montres pour la marine, ils en ont conçu des dizaines, au Locle. Il faut bien cela pour être sûr de sa route, un mécanisme à l’abri des variations, un boîtier qui ne craint pas l’eau, des chiffres faciles à lire dans la lumière du soir…
Etais-je encore dans mes souvenirs d’enfant, tout d’un coup, en regardant cette photo de la Marine Chronometer ?

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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar FlyingSnail le 30 Jan 2011, 21:32

L'horlogerie, ou quand passion rime avec "partageons"...

Quand j'ai découvert ce milieu, où beaux designs, belle mécanique et souci du détail se côtoient pour donner le meilleur, je ressentais comme un doute. N'étais-je pas en train de me plonger dans un monde qui n'était pas le mien? Un monde de strass et de paillettes, un monde d'argent et d'égoïsme, où l'important est de savoir qui a la plus grosse... montre, évidemment. Bref, un monde aux antipodes de ce que j'étais au niveau financier (étudiant, puis stagiaire, puis à la recherche de travail pendant de long mois heureusement terminés), mais surtout au niveau des valeurs. Et ce ne sont pas les 2 magazines d'"horlogerie" que j'avais achetés qui allaient me contredire :roll:

Et puis, j'ai découvert un forum. Que dis-je, LE forum. Et avec lui des hommes, de la passion (ou plutôt DES passions, comme autant de visions de l'horlogerie...), et surtout un sens incomparable du partage, de connaissances mais pas seulement, pour la seule (et bonne) raison qu'on a la même passion, alors on le vaut bien.

A l'image de ce professeur d'horlogerie, qui passe AMHA un temps démesuré à coucouner SON forum, pour qu'il devienne la mine d'or que tout le monde sait, en termes d'informations techniques et de partage de connaissance et de passion.

A l'image aussi de ce contributeur hyperactif du forum, aujourd'hui modérateur, le premier avec qui j'ai discuté par MP, d'horlogerie et d'autres passions et points communs, et qui m'a permis de confirmer ce que je commençais à comprendre : l'univers horloger recèle de chouettes personnes !

Et que dire de ce propriétaire d'un fameux restaurant vietnamien, chez qui j'ai partagé mon premier diner horloger, et qui est probablement une des personnes les plus généreuses qu'il m'ait été donné de rencontrer, toujours chaleureux et accueillant, prêt à faire tout ce qu'ils peut pour que chacun se sente chez lui, et rencontre le plus possible d'autres passionnés. Cet homme a tout de même un gros défaut : il ne sait pas ne pas offrir : un repas à l'un, un livre sur Zénith à l'autre, une bouteille de champagne à des amis qui passent par là, etc etc. Et gare à celui qui ose dire non !!!

Il y a aussi cette modératrice, qui m'a dégoté tout le matériel d'occasion nécessaire pour me lancer dans mes premiers démontages de mouvements à moindre frais sans pour autant utiliser du matériel chinois de qualité douteuse, et qui en a profité pour me prodiguer moult conseils précieux.

Ou encore cet horloger belge connu comme le loup blanc, qui m'a vendu ma première tocante digne de ce nom, un magnifique Omega Genève comme neuve que je porte toujours avec autant de plaisir. Il m'a vendu cette montre à un prix que lui seul peut proposer, parce que... parce que bon, je suis un passionné, et ça lui fait plaisir... C'est ce même horloger qui m'a offert un 6498 pour que je puisse faire mes premiers balbutiements horlogers dans les meilleures conditions possibles. C'est encore lui qui s'est démené pour ressusciter la vieille montre à quartz (pourtant sans intérêt) que ma mère aimait tant, et qu'aucun "horloger" n'avait su (ou voulu) réparer. J'ai grâce à lui fait un des plus beaux cadeaux de noël que je pouvais offrir à ma mère, en lui "offrant" la montre qu'elle avait reçu le jour de la naissance de sa fille, le jour où cette même fille lui annonce qu'elle va être grand-mère (timing parfait pour moi, mais imprévu je l'avoue)...

Je pense aussi a ce forumeur un brin toqué (et c'est comme ça qu'on l'aime!!!) peu actif ici, mais passionné et passionnant, qui m'a proposé de dormir dans son "studio atelier" perso pour que je puisse profiter des diners horlogers sans devoir partir en milieu de soirée, ou même que je puisse aller en entretien d'embauche sur Paris sans me payer une chambre d'hôtel à une période où je ne pouvais raisonnablement pas me le permettre, faute de travail évidemment...

Enfin, il y a toutes ces personnes avec qui j'ai échangé sur le forum, et qui m'ont tant appris. Ceux qui ont pris le temps de lire mes posts de débutant et de critiquer mon travail pour me permettre de progresser. Ceux avec qui j'ai eu la chance de manger un morceau en discutant de ma passion, devant un parterre de montres de rêves, que j'ai eu la chance d'essayer par la même occasion. Etc etc etc...

Quand j'ai découvert ce milieu, je croyais donc me plonger dans un monde d'argent et d'égoïsme. Aujourd'hui, je sais que je me suis plongé dans un monde où générosité, partage et amitié priment. Ce monde, je m'y sens bien. Alors j'y reste, pour mon plus grand plaisir. Tout ce que j'espère, c'est un jour pouvoir rendre au triple ce que j'ai eu la chance de recevoir ici (OK, ça va pas être évident). En attendant, je ne peux que remercier 1000 fois tous ceux que j'ai cités dans ce message, et aider et conseiller comme je peux ceux qui arrivent fraichement dans ce petit monde merveilleux qu'est l'horlogerie.
Etre toqué de tocantes est-il éthique ?
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar pifpaf le 30 Jan 2011, 23:40

Peu de marques pourraient aussi bien résumer l'histoire de l'horlogerie Suisse qu'UN.
On retrouve UN à tous les étages, dans la plupart des grandes épopée horlogères, et également dans toutes les gammes, cette histoire intégrale, peu peuvent s'en targuer.
Un des seul concurrent sérieux d'UN sur la verticalité, l'horizontalité, voir la profondeur et le temps, (oui les quatre dimensions, quoi), c'est JlC qui avec un nombre de calibre impressionnant et une histoire encore plus foisonnante (notamment en étant le nègre de longue de grandes maisons comme Patek) est en mesure de rivaliser avec UN.



Ulysse Nardin est une des rares manufacture intégrée, avec beaucoup d'innovations maisons, curieusement, pour des Suisses, ils ont souvent été à la pointe de l'innovation horlogère, notamment au travers de la Freak, première montre à intégrer un spiral/échapemment en silicium, même si l'ésthétique de la couronne/lunette (pour une fois la confusion est permise!) est discutable, elle reste une montre réellement impressionnante et originale au porté:

Image

Même si l'évolution en gabarit, rend la montre légérement moins gracieuse et que l'habillage est moins freak,
la lunette évolue dans le bon sens, qui sais peut-être auront nous un jour une lunette qui pourrait
ressembler à celle d'une Mare Nostrum Lunette lisse...


C'est une manufacture ancienne, qui été parmi les pionnières avec Bréguet et Doxa (le beau fils de la famille Nardin était le patron de Doxa), à conquérir les marchés à l'est.
Ils furent également, de grand fabricant de chronomètres de marine, comme la montre du concours qui leur rend hommage, elle existe dans nombre de déclinaisons, dont une all black, qui a cédé, sans trop écorcher l'esprit chrono de marine à une tendance esthétique lourde de l'horlogerie Helvétique:

Image

Une nouvelle déclinaison de la Marine en All Black, j'adore ces inserts de bracelets, de surcroit ils ont un gros avantage pour les petits poignets, il gonflent artificiellement le volume du bracelet, et du coup la montre parait moins grosse.


Une autre gamme très originale, car complétemment tombé en désuétude malgré l'histoire Suisse importante dans ce domaine, est celle des instruments de mesure, célestes, marée, worldtime, UN s'applique (seul Arnold, British, s'intérrèsse également à la question), à porter la compléxité de ses instruments au poignet:

La Moonstruck.

Tout d'abord l'ésthétique, le boitier est fort réussit, il ressemble avec ses carrures en ogives à un boitier de Panerai 1950, ce qui adoucit considérablement le gabarit de la montre (dans les 46*16mm), la lunette que je trouvais un poil "montre de supermarché" en photo, est bien plus qualitative, et du coup, elle ne choque pas. Même si ils ont un peu de mal chez UN à faire des lunettes lisses, sans indication de la date, elle aurait été plus belle, de plus le cadran aurait été mieux mit en valeur.
De même, la nacre du cadran est fort bien intégrée, et ne choque point.
En fait ma seule critique majeure sur l'esthétique, concerne les cornes, je n'aime pas ce système de cornes centrales, que l'on retrouve chez les Lange&Heyne, mais surtout sur les Swatchs.


Image

Le cadran, avant tout:
-Les 2 aiguilles blanches permettent de déterminer de la manière classique l'heure.
-L'aiguille blanche avec la flèche au bout, indique la date.
-Le disque extérieur indique l'heure solaire (pas l'équation du temps, comme je l'ai supposé au début), au quatre coins du monde, il suffit de régler le midi solaire réel à un méridien, puis de suivre les traits pour déterminer l'heure solaire aux quatre coins du globe.
-Le disque intérieur indique lui la position de la lune, là ou celà devient très fort, c'est que le disque interne de la lune, se positionne automatiquement par rapport au soleil du cercle extérieur, afin que le coté le plus proche de la lune soit toujours éclairé par le soleil!! Génial! :heart:
-Enfin les trois triangles bleus, lorsqu'il sont alignés donnent une indication des grandes marées, ce qui signifie qu'à la position actuel de la photo, ont est sur une marée normale... Ce n'est pas un maréographe, mais seulement une indication qui exploite les données de lune et de soleil déjà présente sur la montre.

Techniquement, c'est vraiment bien foutus, le système de lecture permet de déterminer l'heure solaire locale d'un coup d'oeil, sur n'importe quel point de la carte centrale du globe (peinte aussi sur de la nacre)...
La lecture n'est pas forcément instinctive et le manuel livré avec la montre explique son fonctionnement, mais au bout d'un moment, cela doit être vraiment amusant.

Une pièce qui résonne un peu avec la Freak, aussi exubérante, aussi critiquable esthétiquement, presque aussi forte techniquement, ou tout le cadran interagit dans la lecture du temps...
Je garderais une préférence pour la Freak, première, et me parlant plus sur le plan horloger.
Mais esthétiquement, la Moonstruck est plus facile.
Avec cette pièce UN prouve une capacité à sortir complétement des sentiers battus, tout en conservant ses thèmes classiques.


Enfin, presque classiquement dans la complications, la Sonata, même si la complication est classique l'esthétique est digne d'une montre d'indé, notamment au travers des inserts en Silicium (comme l'échappement), Dual Time, Réveil, grande date:

Image


Un florilège d'une production éclectique (on passe de De Béthune avec la Freak à Breitling avec la marine Diver), foisonnante, ultra technique, originale (regardez cette étonnante Moonstruck) promis le jour ou ils changent de designer je m'achète une UN.
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar ARSA le 31 Jan 2011, 14:27

Bonjour à tous.

Comment naît une passion horlogère ?
Voilà quelques temps déjà, mon oncle offrit à mon frère ainé la montre à gousset du grand-père, qui se transmet ainsi entre fils ainés de la famille . En "lot de consolation", il me donna une montre gousset qu'il avait pris sur un officier allemand fait prisonnier pendant la bataille de Colmar en 1945. Mon oncle servait alors dans la 5ieme DB comme opérateur radio dans un char sherman sous le nom d'emprunt de Lefevre, car en temps que mosellan d'origine il était considéré comme déserteur de l'armée allemande et aurait été fusillé s'il avait été pris sous son vrai nom.
Il est décédé il y a 2 semaines à l'age de 89 ans et je tenais ainsi à lui rendre hommage.
Donc je reçu cette montre en or 14 carats avec une chaine qui finissait par un tampon portant le nom gravé de R.BAUER, l'ancien propriétaire . Je me mis à la remonter et là le miracle se produisit : après plus de 60 ans d'inactivité la petite aiguille se mis à tourner à mon grand étonnement, moi qui ne connaissait que les montres à piles. Les initiales sur le cadran (ARSA) me poussait à vouloir me renseigner sur la marque de cette montre, et c'est ainsi que je finis par découvrir le monde merveilleux des montres mécaniques dont je ne soupçonnais pas l'existence . Depuis la passion pour les montres ne m'a plus quitté.
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar Clepsy le 31 Jan 2011, 14:52

Comme Magellan avant lui, le secteur horloger amorce un voyage vers l’Asie, promesse de richesses et de découvertes.
Alors que le débat fait rage sur les intentions des corsaires-investisseurs chinois, les marques horlogères succombent toutes aux sirènes de l’empire du milieu.
Là où nous serions tentés de nous cacher dans les cales de nos entreprises pour s’affranchir des abordages chinois, il faudra repenser constamment nos chantiers, innover et ne pas sombrer dans les abysses des rééditions, symboles d’une époque révolue.
Quand certains s’offusquent des emprunts fait par d’autres à l’extrême Orient, rappelons que si la Haute Couture est européenne, la soie ne l’est pas.
Ainsi, plutôt que de naviguer en formation serrée, le salut viendra de l’ouverture à d’autres horizons pour ne pas disparaître dans un tsunami d’ingéniosité asiatique. Le Swiss Made est un garant d’excellence, mais ne le prenons pas pour acquis.
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar Servatempus le 31 Jan 2011, 22:05

Les montres des années 60 dégagent une nostalgie particulière, propre à une époque où la mécanique horlogère avait atteint des sommets de perfection. Une époque où le quartz n’existait pas et où la recherche de la précision était pour les marques le but ultime.

De par la simplicité de sa forme circulaire, la montre classique suisse se veut indémodable. Paradoxe, c’est la mode qui la jette au banc de la banalité. A l’heure des boîtiers de grande taille, où l’esthétique se veut identifiable, la plupart des marques ne jurent que par la reconnaissance. Pouvoir identifier un nom à partir d’une ligne ou d’un trait, voilà la réussite.

Pourtant, quel luxe que de porter à son poignet une montre à la fois discrète et élégante. Quel luxe que de savoir qu’elle renferme en son boîtier un cœur mécanique qui bat au rythme d’un autre temps, d’une autre technologie. Que son mouvement, soigneusement fini, tisse des liens invisibles avec d’autres lointains parents mécaniques.

D’un diamètre avoisinant les 34 mm, d’une esthétique austère et épurée, habillée modestement, la montre classique arbore une forme simplement ronde qui échappe aux règles de l’identité.

D’une épaisseur moindre, sa légèreté la laisse facilement s’oublier au poignet. Elle rappelle alors son existence à son porteur par les reflets métalliques que renvoient son boîtier, ses aiguilles ou ses index. Un jeu entre l’ombre et la lumière, entre l’oubli et la présence, entre le temporel et l’intemporel.

C’est par cette magie qu’un objet classique parvient à traverser le temps. Un savant mélange d’ingéniosité et de style qui sont liés à la fois à l’époque qui ont fait ces objets et aux gens qui ont fait leur époque. C'est aussi cela, la montre classique suisse.

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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar M.A.S.O le 31 Jan 2011, 22:45

Parce qu' Ulysse n'en a pas eu besoin grâce a sa Mètis pour accomplir ses exploits,
Marin parfois !,
Parce que je ne suis pas cet Ulysse, et qu'il n'a de rapport avec Mr Nardin que son prénom, et c'est deja un exploit,
Ce Maxi Marine Chronometer permettrais de me remettre dans la bonne voie !
En attendant le tirage au sort et en comptant sur la chance, pour une fois !
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar étudiantHO le 31 Jan 2011, 23:05

Il est 4h du matin, le réveil sonne !
Je suis mitigé entre la fatigue qui reste en moi et l'excitation de ma future journée. Je prends la voiture et c'est parti pour une série de kilomètres, qui défilent sans que j'ai l'impression d'avancer... Une chose est sûre, je suis sur la bonne direction : PARIS.
Les heures passent, l'essence aussi mais l'excitation grandi.
Arrivé dans la capitale, après quelques bouchons de circulation, il m'est difficile de me garer mais j'y suis presque, ça se sent, ça se sait !
Je trouve une place pour ma voiture donc, prends ma petite sacoche avec mes affaires et m'en vais, dans cette ville qui me parait si grande... Je ne sais plus où je suis, m'obligeant à demander mon chemin à plusieurs reprises. C'est prêt du Louvre, oui... Mais où exactement ?! Je touche mon but du bout des doigts sans pour autant le voir...
Là !
Une porte vitrée avec une affiche : Salon Belles Montres 2010
Et oui ! Après cette dure matinée me voici plongé dans ce bain de tic-tac, prêt à en prendre plein les yeux, les oreilles et... les mains aussi! L'appareil photo est au courant, il est chargé à bloc pour une journée des plus magnifiques...
Cette journée se terminera d'ailleurs dans la douleur ; douleur de quitter le salon, douleur d'avoir marché toute la journée pour découvrir des chefs-d'œuvres horlogers, douleur de garder les yeux ouverts pour refaire autant de kilomètres pour le retour mais... dans le bonheur et la joie d'en avoir appris et vu pour l'année, en attendant l'année prochaine avec impatience pour y retourner.
Paris et l'horlogerie ; je vous dis merci, et surtout, à l'année prochaine !

étudiantHO
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar lexxx le 31 Jan 2011, 23:59

10 jours dans la vie d'un homme: jour 1.

15 juillet 1999, Paris, métro Cité.

Tandis que je suis happé par le temps estival, Notre Dame sonne midi. Ça sent bon le marché aux fleurs sur les quais: les glycines sont encore parfumées... Je me dirige, question d'habitude, vers le pont Saint-Louis et rejoins bientôt l'île qui porte le même nom, accompagné par le rythme d'un joueur de banjo qui taquine le touriste. Pas besoin de réfléchir, j'ai la monnaie dans la poche, le compte est bon. Le cérémonial est bien rodé: 10 minutes de queue dans un flot de touristes amenés là par leur lonely planet; une commande express à la serveuse qui vient de prendre son quart et a déjà le visage de celle qui vient d'en faire deux... Je m'éloigne bientôt, un cornet artisanal à la main, bien rempli d'une triplette vanille-fraise-mirabelle. Je fais la course avec le soleil, jamais il ne gagne. Evidemment, j'aurais pu descendre à la station Pont-Marie. Mais quel intérêt à sortir du métro et s'engouffrer dans l'Hôtel de Sens sans profiter un peu de Paris? Et puis la Seine est belle aujourd'hui, calme. Les bateaux-mouches sont pleins à craquer. Ils sont particulièrement beaux aujourd'hui, encore parés de bleu-blanc-rouge.
Un quart d'heure plus tard, j'y suis enfin, pas mécontent de la balade.

L'Hôtel de Sens abrite la bibliothèque Forney, spécialisée dans les arts décoratifs, les métiers d'art et les techniques des métiers des beaux-arts et des arts graphiques. Tout un programme! Ce qui m'intéresse plus particulièrement, c'est la section horlogerie que je ne me lasse pas de parcourir. Bien entendu, une grande partie des fonds de la bibliothèque est en réserve, et il faut jongler avec la bibliothécaire pour faire sortir d'antiques livres de leurs conteneurs d'acier. Certains jours, le sourire qui m'accueille me donne envie de commander tout le fond!

Je récupère le lot de livres qui m'attend et vais pour m'installer comme à mon habitude à la faveur d'une fenêtre, sous les imposantes boiseries du plafond. Ce faisant, le sourire du jour, plus ajouré qu'un store à lamelles après une tornade, m'interpelle et me demande de ramasser le papier que je viens de laisser tomber: inadmissible... Oui madame, bien madame!

20x10, plié en accordéon dans le sens de la longueur, je découvre bientôt ce que je viens de laisser tomber et qui, par la bonté de Storalamelle, me revient. Il a tenu jusqu'à aujourd'hui, enfiché dans la reliure d'un vieux livre dont l'encre sur la couverture a disparu, remplacée par une belle couche de poussière qui ne manque pas de me faire éternuer: rituel immuable lorsque je récupère une pile de livres en ces lieux. Les quelques têtes présentes se retournent vers moi, leurs yeux hagards me dévisagent, je commence à y être habitué.

Ce que je découvre sur ce morceau de papier me surprend, ce qui j'y lis encore plus! En fait je n'y comprends rien... Je n'ai jamais vu cette langue, son alphabet lui-même m'est totalement inconnu. Tandis que j'entreprends d'ouvrir le livre dont il est issu et chercher des indices sur son origine, le papier étalé sur la table joue tel un ressort à se replier sur lui-même et retrouver la forme qu'il a eue pendant si longtemps: une éternité, vu son état.
Sans crier gare, silence du lieu oblige, il commence soudain à se déliter sous mes yeux. J'ai à peine le temps de saisir mon petit appareil photo dans mon sac et déclencher, un peu au hasard. Il ne reste plus devant moi qu'un épais tas de poussière, que je m'empresse d'évacuer sous la table avant que Storalamelle ne le remarque.
Je respire un bon coup, soulagé, tout est sur la pellicule.
Atchoum! Raaaaaa, saloperie de poussière...
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Gagnant du Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar webmaster le 01 Fév 2011, 17:51

Le gagnant du tirage au sort du concours du mois de Janvier est ..

cedricba

Félicitations à lui
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar M.A.S.O le 01 Fév 2011, 17:57

Féloch a Cedricba alors ! :bravo:
cedricba a écrit:Pour l'anecdote, ayant vu qu'un concours était ouvert sur Horlogerie-Suisse, bien que n'étant pas un expert, je me suis dit.... pourquoi pas. Après lecture du règlement, je me suis mis à réfléchir sur un sujet de texte et puis pourquoi pas parler de la fixation d'un cadrant sur une montre ancienne.
C'est seulement après avoir écrit le texte que je me suis rendu compte que ce n'est pas vraiment le sujet de ce concour mais ceci dit je me dit qu'il est autant le partager quand même et puis.... ça fait une anecdote de ce concours....


La fixation d’un cadran de montre.

La pose du cadrant de montre doit être faite avec attention. En effet, un mécanisme pourrait ne pas fonctionner correctement pour diverses raisons liées au cadrant. Divers défauts peuvent être observés tel : mauvaise fixation, cadrant trop grand, trou trop petit pour laisser passer librement le canon des aiguilles, le cadrant peut aussi appuyer sur une pièce du mécanisme. Les pieds du cadrant peuvent aussi être mal en place ou dégradés et un morceau peut se coincer dans le mécanisme.
Lors de la réparation d’une montre ancienne, il sera souvent nécessaire de fixer soi-même les pieds du cadrant qui devront être ajustés selon le calibre de la montre. Il faut d’abord enlever les anciens pieds en les coupant avec une pince et en limant la partie restante afin d’aplanir la surface du contre-émail. Cette opération est nécessaire afin de rendre le dos de ce cadrant à nouveau plat et ceci afin de pouvoir pointer correctement le nouvel emplacement des pieds de cadrant à fixer.
A partir de ce moment, il est possible d’ajuster, si nécessaire, le trou de centre ainsi que le trou des secondes. Ces trous doivent être ajustés correctement avant le de pouvoir marquer l’emplacement des pieds. En suivant ces étapes, le cadrant sera toujours bien centré une fois les pieds mis en place.
Après avoir fixé momentanément le cadrant en place, il est possible de passer une mine de crayon à travers la platine afin de marquer l’emplacement voulu sur le cadrant. Après retrait du cadran, il est maintenant possible de marquer les deux emplacements grâce à une petite fraise. Cette opération doit être faite sans exercer trop de pression et de préférence sur un support afin de ne pas casser le cadran. Il est alors possible d’enlever l’émail qui se trouve aux endroits ou devront se trouver les deux pieds grâce à une petite meule et ceci sans perdre l’emplacement des pieds qui aura été marqué plus profondément. L’émail devra être enlevé jusqu’à ce que la plaque métallique constituant le cadrant apparaisse. Attention lors de cette opération à bien humidifier régulièrement la partie ou la meule frotte afin que le cadrant ne chauffe pas. En effet, l’échauffement du cadrant ferait craqueler l’émail.
Les pieds du cadrant sont réalisés à partir d’un fil de cuivre d’une section assez importante mais passant sans problème à travers la platine à l’endroit prévu (On utilise du cuivre car il est plus souple que le laiton, ce qui évitera de la casse au niveau du cadrant en cas de choc). La longueur de ce pied est réalisée en fonction de l’épaisseur du calibre et de façon à pouvoir être soutenu par la vis prévue à cet effet. Afin de souder le pied, il faut le soutenir au cadran de façon à ce qu’il soit bien perpendiculaire mais faire attention à ne pas y appuyer trop fort pour éviter une déformation du cadran lors de la chauffe.
Afin de ne pas écailler l’émail du cadran lors du soudage des pieds, il faut prendre la précaution de chauffer légèrement et uniformément ce cadran à l’aide d’une flamme pas trop chaude et ensuite souder le pied qui est maintenu en place d’une manière très rapide et donc avec un fil d’étain le plus fin possible. Une fois le soudage bien effectué (on devrait apercevoir un bourrelet d’étain autour de la base du pied), il faut laisser refroidir le cadran lentement.
Une fois les pieds fixés, il faut y faire les entailles nécessaires au maintien du cadrant grâce aux vis prévue à cet effet. Pour avoir la position de ces entailles, il suffit de placer le cadran et de marquer les deux entailles avec une pointe. Les entailles pourront ensuite être réalisées avec une petite lime.
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar Roléga le 01 Fév 2011, 18:39

[frites] :holla: [sante] :sm21: ImageImageImageImageImageImageImageImage :holla: :holla: :holla: :holla:


Edit Roléga SVP............pas trop de smileys ! ! ! Grilled by me The Chef ! ! !ImageImage
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