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Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Le forum du concours des 10ans d'horlogerie-suisse
RÈGLES DU FORUM, À LIRE IMPÉRATIVEMENT AVANT LE 1ER POST

Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar guilee le 25 Jan 2011, 15:03

Avec une montre Ulysse, c'est toujours l'heure de l'aventure. :horlogecoucou:

Chacune de mes montres est liée à un voyage ou une aventure. La montre Ulysse m'invite à prendre la mer vers une ile qui me serait encore inconnue.
Dernière édition par guilee le 31 Jan 2011, 15:51, édité 1 fois.
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar TKTissot le 25 Jan 2011, 15:42

Ponctualité. :horlogecoucou:

« - Monsieur le directeur, votre rendez-vous est arrivé.» Les yeux de l’homme coulissent du visage de la secrétaire, dans l’entrebâillement de la porte, à son poignet où, docilement, les aiguilles de sa fidèle Hamilton ChronoQuartz l’informent que son visiteur a 7 minutes et 34 secondes d’avance. « Dites-lui de patienter, 7 minutes, » grommelle l’homme. La secrétaire hoche la tête et disparaît.
Herbert, ce monsieur si exact, n’a rien à faire de particulier durant les 7 minutes qui suivent, mais il prend la ponctualité à cœur. Pour la plupart des gens, être ponctuel signifie arriver à l’heure dite – ou avant l’heure dite, en prévoyant quelques minutes de sécurité. Jamais après. Il n’y a que les Latins du Sud pour se permettre des minutes de retard et prétendre être néanmoins à l’heure. En Suisse, c’est différent – heureusement pour Monsieur Herbert. Il fait partie d’une petite tranche de la population – une toute petite tranche – pour qui la notion de ponctualité ne se départit pas d’exactitude. Il est méticuleux, Herbert. Certains d’entres vous – peu habitués à ses facéties – le trouveraient maniaque. Obsédé. Ou même fou. Il n’y a que l’heure dite qui compte pour lui : toute minute d’avance démontre l’inexactitude et le manque de fiabilité de la personne qui se trouve en face de lui. Pas question de s’adapter à une mollesse d’esprit qui pousse un visiteur à frapper à sa porte avec 7 minutes (et 34 secondes !) d’avance. Herbert s’installe au fond de son fauteuil, poursuit son travail. Beaucoup de choses peuvent être accomplies, durant ces 7 minutes que l’être paresseux de l’autre côté de la cloison, dans la salle d’attente, se permet de gaspiller.
La rigidité d’Herbert vous ôte-t-elle toute envie de faire sa connaissance ? Je vous rassure, l’être de l’autre côté de la cloison – qui va bientôt se trouver face à Herbert - ne perd pas son temps. À l’annonce de la secrétaire, il a jeté un œil à sa montre en soupirant – une vieille Oris PointerDate qu’il prend soin de remonter régulièrement. Le visiteur connait les habitudes du vieux directeur à l’esprit obtus et a emporté un bon roman dans son sac, en prévision de l’attente que son avance allait lui coûter. Cet invité indiscipliné, c’est moi. Et ce n’est pas ma première rencontre avec cet animal d’Herbert.
À l’heure dite moins dix secondes, Herbert se dirige vers la porte. Il sait très précisément le temps que lui prennent les pas nécessaires pour se rendre dans chaque salle de réunion de l’entreprise, et arrive à l’encadrement de la porte toujours à l’heure pile. Pas une seconde avant, pas une seconde après. Il y met un point d’honneur. Il lui faut dix secondes pour se lever, repousser sa chaise, traverser son bureau, ouvrir la porte, faire deux pas pour saluer son visiteur.
« - Henri ! Salut !
- Bonjour papa. » Oui, vous vous en doutez, grandir avec un tel père n’avait pas
été une mince affaire. Il me regarde à présent par-dessus ses lunettes et me reproche d’un ton protecteur, las : « Tu étais encore en avance. » « Je sais, papa » « 7 minutes. La dernière fois, tu avais fait mieux, 5 minutes. » Sa manie de tout chronométrer était arrivée dans sa vie avec la ChronoQuartz. Il observait la trotteuse avec fascination et s’amusait à compter les secondes. Les secondes qu’il fallait à sa femme pour suspendre la lessive : « Ta moyenne s’améliore Trudy ! » Les secondes qu’il lui faillait pour mettre la table. « Aïe, il est déjà 18h19, nous mangerons à 18h23, le temps que tu apportes les casseroles ! 3 minutes de retard !» Ces chronométrages incessants ne faisaient pas sourire Trudy, qui, mère traditionnelle plus par défaut que par passion, aurait préféré toute autre participation de son mari aux performances du ménage.
Les repas étaient organisés selon un horaire méticuleux. Petit-déjeuner : 7h00. Dîner : 12h15. Souper : 18h20. Pour ma part, je faisais irruption dans la salle à manger toujours soit légèrement en retard, soit subtilement en avance. Cela se jouait à une trentaine de secondes, je prétextais que le décalage dû aux rouages de ma montre en était la raison. Il tapotait alors sa quartz avec fierté.
J’avais eu une passion pour les montres mécaniques depuis mes 10 ans – je les démontais et remontais inlassablement, observant avec fascination chaque pièce. Mon père, qui avait la passion du détail, vous l’aviez compris, m’encouragea dans cette voie, et je devins horloger, par passion. C’était un homme bon, derrière ses principes rigides. Il n’avait pas insisté pour que je reprenne l’entreprise. Il avait misé sur mon plus jeune frère, Michael. Par la suite, celui-ci avait refusé les études d’économie pour s’adonner à la peinture, un choix que mon paternel évoque encore avec dégoût et incompréhension. Heureusement, pour sauver l’honneur de la fratrie, ma sœur allait perpétuer la tradition familiale de « Herbert Müller & Fils SA ». Le vieux avait mis du temps à accepter que ce soit une femme – une femme ! – qui le seconde, mais la soeurette était du genre têtue, en plus d’être brillante, et faisait à présent la fierté de notre mère.
Mon père n’a jamais compris qu’un horloger puisse être en retard (ou « en avance » d’ailleurs). Il avait espéré que mes études me pousseraient plus près de l’exactitude. J’étais précis, minutieux, exact quand il s’agissait de démonter, remonter, entretenir une montre. Cette perfection-là était primordiale. Arriver à un rendez-vous avec quelques minutes d’avance ne me semblait aucunement être un manque de respect face à ma profession. Pas aux yeux du père. Pour ma part, je faisais irruption dans la salle à manger toujours soit légèrement en retard, soit subtilement en avance.
Il s’était juré de m’offrir des montres à quartz jusqu’à ce que l’une d’elles me rende raisonnable. J’avas une collection de jolis modèles, des Swatchs, des Calvin Klein, une Hamilton, mais ils ne m’intéressaient pas. Le vieux ne comprenait pas que le battement d’une pile à quartz n’avait que peu d’attrait pour le spécialiste que j’étais. Ce cœur de quartz ne rivalisait pas avec le miracle d’ingéniosité d’un mécanisme où le mouvement des rouages, du balancier, de l’ancre, de l’échappement se combinaient pour que deux aiguilles indiquent l’heure, tic, tac, et permettent à l’homme de mesurer le temps. À côté de cette merveille, le quartz, c’était trop facile.
J’avais essayé de l’initier aux charmes des mécaniques, Herbert. Je lui en avais offert une. Il n’y comprenait rien. Les premiers jours, il ne remarqua pas le léger décalage... Ensuite, il vint me voir en râlant car elle s’était arrêtée. Il fut outré d’apprendre qu’il perdrait quelques secondes tous les quatre jours à la remonter (et j’en avais choisi une avec une longue réserve de marche – quel sot, j’aurais dû miser sur une automatique). Puis il avait compris qu’un léger décalage surviendrait régulièrement. Je le lui avais expliqué. Cela l’avait rendu franc fou. Une montre, pas exacte ! Il devrait utiliser sa fidèle quartz pour remettre l’autre à l’heure. Mais à quoi cela servait ? Pourquoi s’évertuer à fabriquer une montre, si elle ne garantissait pas une précision sans faille! Je soupirais sans m’énerver. Finalement, il s’était mis à porter les deux montres, l’une cachée dans sa chemise (la quartz), pour plus de sécurité. Il remettait sans arrêt sa mécanique à l’heure exacte. Et puis un jour, elle n’a plus quitté le tiroir de sa table de nuit, et j’ai abandonné tout espoir de lui faire comprendre ma vision des montres. Malheureusement, lui espérait visiblement encore, alors que j’avais bientôt 34 ans, m’inculquer sa notion de la ponctualité.
Je lis la déception dans ses yeux. Cela ne me touche guère. Passe encore que son fils apparaisse au rendez-vous avec une minute d’avance. Une. Mais 7 ! Cela dénote de mon laxisme. De ma paresse. En plus, il m’a surpris en train de lire un roman – en plein jour ! La journée est dédiée au travail – le week-end à la lecture. Et, pas à n’importe quelle lecture : la lecture du journal ! Les romans ramollissent l’esprit des jeunes. Alors il lui offre des montres, à la jeunesse, pour revigorer son esprit. Peut-être vais-je recevoir une nouvelle Swatch. C’est mon anniversaire aujourd’hui. Herbert a insisté pour qu’on passe notre pause de midi les deux, seuls. Il dit avoir une surprise pour moi. Si j’ai une nouvelle Swatch, peut-être que je l’offrirai à mon frère, qui ne comprend rien aux montres. Bien qu’il en porte une en permanence, étrangement décorée de quelques éclats de peinture, il n’attache aucune importance à l’heure, dans son petit atelier.

J’étais loin de me douter de la surprise que le vieux me réservait. Je le vois détacher sa quartz de son poignet et la glisser délicatement dans sa boîte d’origine, qui était dans son sac. « Je vais faire honneur à ton savoir-faire et à ta profession à partir d’aujourd’hui, tu vois ? Je dis au revoir à ma quartz.» Il vérifie une dernière fois que l’heure de la mécanique coïncide avec la quartz avant de refermer la boîte… Sortir sans sa quartz au poignet, cela s’apparente à faire du trapèze dans un cirque sans filet pour mon père – pour peu qu’on puisse comparer ce vieil homme ventru et un agile saltimbanque. Je savais ce qu’il pouvait ressentir. J’avais la sensation d’être nu lorsqu’aucune montre n’était attachée à mon poignet.
Il faisait un effort pour être un père sympa. Je souris à la naïveté de son geste. « Ne souris pas, je suis sérieux, je ne porterai plus ma quartz ! » J’étais incrédule. L’avais-je convaincu, si tard ? « Et maintenant, place à la spontanéité ! Où allons-nous ? » Une fois en route pour un restaurant qu’il avait choisi, il me demande : « Combien de temps tu as à midi ? » « Je fais selon toi, c’est toi le plus occupé. » Il a froncé les sourcils, et a violemment changé de voie de présélection, coupant la route à une autre auto. Il a pris la route de la maison. J’ai pensé que ma mère avait préparé un repas, ou toute autre surprise.
Je n’y étais pas. Le père a couru dans le garage, est revenu avec deux cannes à pêche flambant neuves. Je me demande d’ailleurs d’où elles sortent. « En route, mon fils, en route ! » Je ne savais que dire. Vous vous imaginez que, enfant, j’allais à la pêche avec mon paternel et que nous avions de sympathiques discussions en attendant que ça morde ? Pas du tout. Lui comme moi avion toujours détesté la pêche. C’était une perte de temps, et cela manquait de rythme. J’ai commencé à m’inquiéter de la santé mentale de mon géniteur. Aurait-il pu prendre une insolation à travers son store ?
« Ne fais pas cette tête ! Tu te demandes pourquoi je t’emmène à la pêche ? »
« Plutôt oui. Je croyais que tu détestais cela. »
« Mais j’aime le poisson ! Allez mon fils, place à la spontanéité ! »
Sur la route, il s’est arrêté dans une station service pour acheter des sandwichs – ceux avec du pain de mie découpés en triangles – ceux qu’il déteste le plus. Puis nous sommes arrivés au bord de l’eau et nous nous sommes installés en aval de quelques pêcheurs qui nous ont regardé avec curiosité – nous étions en tenue de ville, lui en costard-cravatte, moi en costume plus décontracté. Ils ont un peu rigolé, pensant que nous étions des citadins qui n’allaient jamais faire une prise. Ils n’avaient pas tort.
« Tu as prévu des appâts ? »
« Ah non, on va en chercher, il y a sûrement des vers de terre dans ce champ… »
Son enthousiasme pour des choses qu’il avait toujours tenu en horreur me laisse sceptique. Après quelques minutes les mains dans la terre, je commence à m’esclaffer. La plaisanterie a assez duré !
« Papa, il faut qu’on arrête ça et que tu m’expliques ce qui se passe ! » Il s’est relevé, les mains noires de terre, et il a pris un ton théâtral : « Je dois t’annoncer quelque chose. Je prends ma retraite. J’ai l’intention de laisser libre cours à ma spontanéité et ne plus me montrer aussi intransigeant envers les choses que j’exècre habituellement. Je veux avoir un esprit ouvert afin d’éviter de devenir un vieillard grincheux, comme me le reproche déjà ta mère. »
« Ah… » est tout ce que j’ai réussi à répondre.
« Ta sœur reprend la direction de la boîte dans… (il a jeté un coup d’œil à sa montre qui indiquait 13h38) une heure et 22 minutes. » Tout fier, il a ajouté : « Tu as remarqué, je n’ai pas donné les secondes. J’accepte de vivre à présent dans l’ignorance des secondes exactes, c’est pour cela que j’ai remis cette montre d’artiste à mon poignet. »
Montre d’artiste ? Mais c’était l’exactitude mécanique qui la rendait intéressante ! Un travail minutieux avait permis que chaque rouage, chaque pièce permette à l’homme de quantifier et mesurer le temps. C’était une prouesse technologique, et lui, il apparentait tout cela à de l’art ! (Comprenez que, dans sa bouche, le mot art n’était pas un compliment, mais une combinaison de hasard, d’inconscience et d’oisiveté). Il n’avait pas tant changé qu’il voulait le croire et que j’aurais pu l’espérer.
Il m’a énuméré les multiples activités qui allaient occuper sa retraite, a crié de joie « hop, un lombric ! » et s’est avancé près de l’eau pour sa première partie de pêche. Il a envoyé tant bien que mal l’hameçon dans la rivière et a mordu dans son sandwich, qu’il s’est mis à mastiquer en s’extasiant sur sa saveur. J’ai soupiré et je me suis remis à fouiller le sol sans grande conviction, en prenant soin de ne pas salir de terre mon Oris. C’est un chef d’œuvre de minutie et de patience, tout comme la mauvaise fois de mon père.
Je me suis arrêté de farfouiller le sol : j’ai réalisé qu’il avait cité dans sa liste de hobbies le mini-golf, le jardinage, l’opéra et la randonnée en forêt. C’était un condensé de ses pires cauchemars. J’ai regardé ma montre et j’ai compté 5 minutes. Cette fois, je n’avais pas d’avance. À 4 minutes 37, j’ai entendu un plouf. En me levant, j’ai aperçu la canne a pêche qui flottait dans la rivière, et, à ses côtés, des poissons qui rappliquaient pour arracher des morceaux de mie à un triangle pâle. Un petit homme – mon père – piétinait le sol en hurlant : « Nom de bleu ! C’est un hobby d’oisifs, la pêche ! Je déteste ça ! Je déteste les sandwichs ! Je veux ma quartz ! On a perdu au moins quarante-sept minutes avec ces conneries, si cette foutue montre est pas déjà fausse ! Appelle ta sœur et dis-lui qu’on ANNULE TOUT !!!! »
Agacés, les pêcheurs oisifs n’ont plu ri lorsque nous sommes passés à côté d’eux, mon père gesticulant au téléphone pour expliquer à sa secrétaire qu’il fallait annuler les billets pour Verdi, l’inscription au golf miniature et surtout l’apéritif pour sa retraite. Mû par une urgence que seul lui comprenait, il tentait désespérément de raccrocher sa quartz à son poignet. Bon gré mal gré, je la lui ai remise.
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar hsambussy le 26 Jan 2011, 09:46

A toi Nardin, Ulysse de ton prénom,
Je donnerai volontiers mon corps pour te porter.
Tu m’inspires tel Calliope, jadis te murmurais,
Le voyage et la sincérité.

Tu es en or, j’en suis confuse,
Je suis en peau au clair de lune.
Sans artifice, sur mes deux dunes,
Je m’en amuse, mon trésor.

Je suis ton corps, tu es mon roi.
Tu es ma foi, je suis ton port.
Sans moi, tu ne vies pas,
Sans toi je ne vie plus…

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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar hugo le 26 Jan 2011, 11:40

"Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy là qui conquit la toison..."

L'odyssée d'Ulysse Nardin pourrait très bien être celle du personnage de Homère. La légende raconte même que ce dernier portait une "Moonstruck" durant son long périple. Quel autre objet aurait il pu le guider seul contre les dieux, perdu dans les marées?

En y réfléchissant bien, le fait qu’une manufacture horlogère, aussi prestigieuse et renommée, porte le nom d'un demi-Dieu de la Grèce antique n'est certainement pas dû au hasard :
• Sa longue épopée, semblable à une telle expédition : voilà plus de 160 ans que la vedette Ulysse Nardin navigue vent dans le dos en quête de nouveaux horizons.
• Ses prouesses technologiques prouvées par un nombre incalculable de brevets déposés, comparables à la ruse et l’ingéniosité qu’il fallu pour édifier le cheval de Troie.
• Ses victoires : pas moins de 4300 prix d’horlogerie, dont 18 médailles d’or, parmi le prestigieux prix New Technology du magazine Revolution pour l’ InnoVision et son mécanisme réunissant pas moins de 10 exploits technologiques , ainsi que le prix de l’Innovation pour de nombreux modèles tel que la Freak, la Gengis Khan, la GMT Perpetual, la Sonata…
• La résistance de cette grande manufacture contre la crise qui frappa de plein fouet l’industrie horlogère suisse pendant près de 15 ans, semblable à la lutte d’un homme et de son équipage face aux tempêtes et aux dieux : Tout comme Ulysse qui guidait ses troupes à travers l’inconnu, le navire Ulysse Nardin s’est vu prendre en main par un homme, Rolf Schnyder, qui, de Charybde en Scylla, par son combat et son dévouement, l’a sauvé d’une faillite certaine, tel un capitaine redéfinissant le cap de son bâtiment afin de contourner un ouragan .
• Son excellence dans la maitrise du domaine maritime : Grâce à son savoir faire et son intérêt pour le développement technologique horloger, ses chronomètres ont été acquis par plus de 50 marines nationales sur les 5 continents.
• La coordination d’hommes au sein de cette prestigieuse manufacture, dans laquelle chacun occupe une place bien précise, pour la faire aller vers l’avant, conforme à l’équipage du vaisseau de Ulysse lui-même.

De la même manière que la magicienne Circé proposa l’immortalité au héros, Ulysse Nardin, qui perpétue ses réalisations, son savoir faire et ses succès depuis plus d’un siècle et demi, pourrait bien avoir atteint l’assurance d’une vie éternelle auprès des dieux de l’horlogerie, pour le plus grand bonheur de ses admirateurs.

Comment ne pas finir sur une comparaison avec les Sirènes et leur chant qui ne laisse aucun homme indifférent ? Le son du tic-tac d’une œuvre signée Ulysse Nardin pourrait bien faire perdre toute notion de réalité aux hommes qui se tenteraient à écouter sa mélodie. Alors prenez garde : Une Montre Ulysse Nardin se mérite. Et il ne suffit pas d’être attaché au mât d’un navire pour se croire hors d’atteinte de son charme…
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar Lauuis le 26 Jan 2011, 21:44

« Tu viens mon Chichou, on va regarder les montres ! ».
A peine ces paroles terminées, j’étais déjà assis, sagement attablé au salon de mes grands parents prêt à regarder, une fois de plus, ces livres que je connaissais par cœur. De temps en temps il me demandait de me lever prétextant que, sois disant, c’était moi qui devais être assis sur ces genoux et pas l’inverse. Cette personne c’était mon grand père…
Mon grand père était un amoureux des montres, il voyait un je ne sais quoi dans ces objets qui n’étaient pour moi, à l’époque, qu’un simple instrument de mesure.
Il tentait de lire les quelques phrases qu’il pouvait encore discerner, le livre étant recouvert par ma petite tête blonde ainsi que par mes doigts disant « moi je veux celle là, celle là, celle là… ». Une fois mes choix imaginatifs terminés, je tournais la page. « Attends mon Chichou, je n’ai pas encore fini de lire ! ». Pauvre grand père…
Mes grands parents n’ont jamais eu beaucoup d’argent, voir très peu même, mais ça ne les empêchait pas d’être heureux. Ils étaient respectivement les aînés d’une famille nombreuse, il fallait quitter l’école assez jeune pour travailler afin d’apporter une aide financière au foyer. Cette France là n’est pas si loin finalement.
Malgré tout, ils m’ont toujours semblé heureux ainsi mais je savais qu’il aurait aimé posséder un de ces gardes temps. Comme il me disait : « dans la vie, on n’a pas toujours ce que l’on veut».
Je lui demandais pourquoi il n’en achetait pas une, pensant qu’il suffisait d’aller chercher de l’argent au distributeur en bas de chez eux! Lorsque l’on est enfant on pense qu’il suffit de mettre sa carte, taper deux ou trois numéro et la machine nous donne des billets autant que l’on veut! Il rigolait et m’expliquait le principe des distributeurs. Je lui répondais « moi pépé plus tard je te les achèterais toutes! ». Il me souriait, me fixait avec ces yeux gris et me disait que j’étais un gentil petit garçon.

A défaut d’avoir ces objets tant convoités, il avait une montre mécanique. Il me racontait que quelques années avant ma naissance, les montres quartz avec bracelet étaient apparut, montres qui au début étaient très chère. Mais lui il s’en fichait, pour lui une montre ne ressemblait pas à un quartz, pour lui une vraie montre c’était une mécanique. Contestant sa position, je lui disais que mon ami Grégoire en portait une et qu’il se trompait, que c’était une vraie montre, qu’elles étaient mêmes mieux que celles des livres et qu’en plus de donner l’heure, il y avait même un chronomètre nous permettant de voir qui de toute la classe courait le plus vite lors des récréations.
En tant qu’enfant, on ne sait pas trop ce qu’il pouvait bien voir dans cet objet. C’est vrai après tout, cela ne sert qu’à donner l’heure en fin de compte, une montre c’est un montre! Les regarder brièvement, sa m’allait bien, mais les détailler comme il faisait alors là non. Un non passionné ne peut pas comprendre. Il m’expliquait des choses auxquels je ne comprenais vraiment rien. Il oubliait sans doute que « le passionné » n’est pas toujours comprit techniquement parlant. Mon grand-père était un amoureux du temps, moi, j’étais juste son petit fils qui l’aimait.
Mais attention je n’étais pas passif, loin de là ! Chaque fois que je pouvais trouver quelque chose s’apparentant aux montres, au temps, je lui apportais. Je voulais lui faire plaisir. C’était assez vaste, cela pouvait être une image de montres, des images de réveilles, d’une pendule… Mes parents me disaient que c’était très gentil d’apporter tout cela à « mon pépé » mais qu’il fallait que j’arrête de découper les magasines, la lecture n’était plus aussi aisé après mon passage.
Et puis il y a cette montre qu’il portait, remontait. J’apparentais cela à un enfant dont il fallait s’occuper chaque jour, ou encore à une sorte de juge : il pouvait décider ou non d’arrêter le temps, il avait par conséquent un pouvoir de vie ou de mort sans pour autant que cet objet ne disparaisse.
Cette montre, sa montre, je la voulais. Comme tout « sale gosse » qui se respecte, on ne veut jamais ce que l’on peut avoir, on veut toujours ce que les autres ont. Ne dérogeant pas à la règle, je lui demandais tout simplement s’il pouvait me la donner. Assez heureux de voir que ce que je voulais c’était une montre, mais ne voulant pas me donner la sienne, il me disait qu’il m’en achèterait une pour mon anniversaire. Quand à sa montre, il me disait qu’elle me reviendrait un jour… C’est bon, elle était à moi! Ne comprenant pas le vrai sens de sa phrase.
Mes grands parents s’exécutaient et, comme il m’avait promit, pour mon anniversaire j’ai eu le droit à ma première montre: bracelet en cuire bleu, Tintin et Milou apparaissaient sous les aiguilles, j’étais l’enfant le plus heureux. Elle valait bien plus que celle qu’on regardait ensemble. Cependant, en plus de ce petit bijou, je voulais encore et toujours SA montre. Cette montre, je pense que je l’aimais non pas parce qu’elle était belle, préférant celle de Grégoire, mais je l’aimais plus que tout car elle lui appartenait. C’était parce qu’il l’aimait que je l’aimais également. Je voulais faire et être comme lui.
Les années ont passés, sa passion est restée inchangé. Nous sommes toujours restés très proche lui et moi. On se comprenait tout les deux, on était bien ensemble. Moi voulant savoir tout sur tout et lui, très cultivé, me répondait tout le temps.

Puis un matin de printemps, on voit ces yeux se fermer définitivement. Le monde s’écroule, une partie de nous part avec la personne que l’on aime. On comprend que la vie ne sera plus jamais pareille sans cette personne.
J’avais ce que j’ai toujours voulu avoir, mais le cœur n’y était plus. Je la rends cette montre, rendez moi la personne qui la porte. J’avais beau supplier, pleurer, rien n’y faisait c’était impossible…
Il n’y a que sur les montres qu’on peut remonter le temps. J’aurais aimé tourner les aiguilles dans le sens inverse afin de revenir en arrière, mais la vie c’est un peut comme une montre, il n’y a qu’un seul sens de marche.
Pour moi sa montre n’était pas innocente, elle avait sa part de responsabilité dans son décès. Les montres, ne m’en parlez plus du tout, plus jamais… Je ne voyais plus en elles un simple instrument de mesure, maintenant je comprenais qu’elles nous indiquaient le temps, elles nous indiquent que la vie passe.
L’objet du malheur était là, posé dans ma chambre, sur mon bureau. Je devais la voir mais pas la porter, allez comprendre. Elle s’était arrêtée de vivre en même temps que mon grand père, une partie de moi aussi d’ailleurs. Les montres et moi c’était fini. C’était notre plaisir, mon binôme n’est plus alors quel est l’intérêt de continuer sans lui?

La situation est restée inchangée, je rejetais tous ce qui s’apparentait aux gardes temps. Jusqu’au jour où je demandais, comme chaque année, à mon meilleur ami ce qu’il allait avoir comme cadeau d’anniversaire. Il me répondit qu’il avait demandé à ces parents une « belle montre ». Sans le savoir, il allait me redonner goût pour les montres. Il m’avait demandé mon aide pour l’aider dans son choix car même si je suis nul dans les mouvements, je connais un bon nombre de montres et d’un point de vue esthétique nous sommes très souvent d’accord.
Il a bien prit celle que je lui avais indiqué, quand à moi la vieille tocante me parlait à nouveau de jours en jours. Petit à petit l’idée grandissait de porter sa mécanique, pour la première fois elle serait à mon poignet. Un long moment d’hésitation s’est suivi. Puis le déclic à été lorsque je l’ai mise à mon poignet, à ce moment précis je faisais les mêmes gestes que mon grand père, je ressentais ce que lui ressentait: il n’était pas tout à fait partie, le lien était toujours présent. Le lien c’était elle, il vit au travers de cette montre.
Je commence à la remonter, délicatement, de peur qu’elle ne se casse. A ma grande surprise elle est repartie directement, il n’y a pas à dire c’est du costaud. Les aiguilles se déplaçaient, la vieille tocante reprenait vie sous mes yeux et moi aussi quelque part.
Jusque là je ne comprenais pas pourquoi tant d’engouement, je ne comprenais pas ce qu’on pouvait voir, maintenant je sais. Une montre mécanique n’est pas un simple instrument de mesure. C’est un véritable objet qui vit, dont il faut s’occuper. Il m’a transmit le syndrome, l’amour pour les belles mécaniques et s’il ne faut en garder qu’une, aucune hésitation, ce sera la sienne.

Il y a un fort contraste entre ce vieux garde temps et mon « jeune âge », mais peu m’importe. Quand je la vois, je revois mon grand père, nos moments passés ensemble, je refais ces gestes. Egoïstement je refuse même que les autres posent leurs yeux trop longtemps dessus, elle est juste à moi (à moins que ce ne soit mon caractère de cochon). Les gens qui m’entourent me disent souvent que c’est un comble d’aimer autant les montres et d’être tout le temps en retard. Je leur réponds que c’est du au fait que j’aime les montres mécaniques et par conséquent, l’heure n’est jamais exacte. En fait, ce n’est pas du tout sa, aujourd’hui le temps je le prends, l’heure indiquée me donne juste une vague idée de l’heure, rien de plus.

Maintenant Pépé je comprends ce que tu voulais me dire. Ta montre me rappel combien le temps passe vite, combien le temps est précieux. Le temps est peut être éternel, nous non. Comme tu me le disais si bien, nous sommes justes de passage… Dorénavant je prends le temps pour les choses importantes, et surtout je profite du temps.
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar rogerfederer le 27 Jan 2011, 14:48

Roger Federer et Rafael Nadal:
Un duel d'horlogerie.

Vous avez surement déjà entendu parler de la montre offerte par Richard Mille à Rafael Nadal et sa valeur avoisinant les 525,000$, ou bien apprécié l'élégance et la gestuelle de Roger Federer dans les spots publicitaires pour Rolex.
Étant passionné de tennis, et néo-amateur d'horlogerie suisse, j'ai laissé le soin aux experts de nous parler d'horlogerie d'un point de vue technique. J'ai ainsi eu l'idée de mettre en évidence les oppositions de style de deux légendes de ce sport, en allant au delà du cadre sportif. En effet, cette comparaison laisse entrevoir une toute autre divergence: ils sont tout les deux ambassadeurs de maison d'horlogerie dont le style diffère, mais à leur images respectives.

Roger Federer, ayant déjà tout raflé, est ambassadeur pour la maison Rolex. Étant également suisse, le contrat qui le lie à la marque ne fait que renforcer les valeurs des deux parties: élégance, sobriété, dans l'effort pour Roger, dans le style pour Rolex. Le palmarès du joueur et la passif de la marque en fond des modèles de fiabilité: Rolex étant la première maison d'horlogerie a avoir obtenu la réputation de fiabilité ( étanchéité, et première montre-bracelet fiable), Roger s'étant hisser depuis 2004 dans tout les quarts de finale des tournois majeurs. Quand Rolex évoque la longévité à la point de l'horlogerie mondiale (créer en 1908), Roger nous démontre que sa carrière est bien remplie a 29 ans.
Enfin, peut être bien par rapport au fait que Rolex est né d'une étroite collaboration britannique et suisse, la marque sponsorise le tournoi de Wimbledon, véritable temple du tennis, considéré comme le grand chelem le plus prestigieux. Ce tournoi est également le terrain de jeu de Roger Federer, qui s'y est imposé 5 fois lors des 7 dernières éditions. Rien ne peut donc mieux résumé le destin croisé du champion et de Rolex que le «  All England » tennis club de Londres.

Depuis quelque année la planète tennis a vu débouler un champion au physique et à la volonté hors norme. En effet, à tout juste 24 ans « Rafa » a déjà tout gagner. Il est depuis peu, l'ambassadeur de la marque Richard Mille. R.M., créer en 1999, est une maison visant l'excellence, au point d'être parfois excessif. Ainsi, il a mis au point, depuis quelque année des montres aux prouesses incroyables. Parmis celles-ci, on retiendra la RM 027, porté actuellement par Rafael Radal. Cette montre est en effet à la fois la plus légère du marché, ce qui en fait également la plus chère. Ce travail de longue haleine réalisé par l'horloger se couple parfaitement avec le caractère travailleur de Rafa. Un joueur avec un physique au dessus du lot, et présentant un jeu « futuriste », ne pouvait que porter une Richard Mille, qui a la réputation de F1 de l'horlogerie. Cette étroite collaboration, jeune et ambitieuse a su mettre en avant ses exigences de performance et d'efficacité. Ce duo continuera-t-il de nous épater, ou la classe de Roger et la notoriété de Rolex garderons-t-il le leadership en 2011?

J'espère que mon article vous a plu et qu'il a bien lancé la saison tennistique mais également une nouvelle année d'horlogerie; sachant bien entendu que prétendant au trône, en tennis et en horlogerie ne se résume pas à deux entités.
Dernière édition par rogerfederer le 01 Fév 2011, 19:22, édité 1 fois.
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar Pascale le 27 Jan 2011, 15:16

Ulysse, Ulysse...

Quel doux nom à l'oreille d'une femme,
Que ce nom porteur d'aventure et de magie,
Mais si c'est bien un Nardin qui me toucha l'âme,
Ce n'est pas à ton nom que mon coeur a bondit !

Image
Carpe Diem !
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar mustapha le 27 Jan 2011, 18:39

Relax
Aujourd'hui,le temps s'est ralenti
Comme des voitures dans un embouteillage

Les rues sont desertes et personne n'est là
pour lire l'heure sur l'horloge sur le mur
On ne travaille pas,

Avec des amis nous partageons un verre,
puis un autre,en oubliant le temps qui passe,
Jusqu'à ce que la fraicheur de la nuit nous
surprenne,l'esprit léger.
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar Guyhome le 27 Jan 2011, 22:10

Bonjour,
 
Je ne connais pas très bien cette luxueuse marque horlogère, Ulysse Nardin, mais je peux vous conter comment je l’ai découverte et apprécié !
 
De retour d’un concert d’un artiste français, je m’aperçois que, sur le tee-shirt que je me suis offert, apparait les dates de sa tournée et que celui-ci la termine en Angleterre à Londres à la mi-décembre. Mon amie et moi adorant Londres, l’artiste et aux approches de Noël, je décide de lui offrir un séjour en destination de ce pays.
 
Billets du concert et du bateau en poche, nous voilà embarqués pour 6 heures de traversé maritime. Arrivé à Portsmouth, nous découvrons le pays sous la neige. Nous profitons de notre séjour londonien et arrive enfin le soir du concert.
 
Devant le théâtre, portes closes ! Concert annulé pour cause d’intempéries. J’étais déçu mais la déception c’est très vite dissipée quand j’allais découvrir ce qui m’attendait…
 
Nous décidons de nous rendre dans un centre commercial non loin du théâtre.
A notre grande surprise, nous sommes tombés dans un monde où les plus grandes marques horlogères se côtoyaient.
 
Omega, Rolex, Jaeger Lecoultre, Breitling,... et bien sûr Ulysse Nardin.
 
Décidé de profiter de ce monde où sont exposés ces instruments de mesure du temps, nous sommes rentrés dans un affranchi pour regarder de plus prêt ces œuvres d’arts toutes disposées dans des vitrines aseptisées de cuirs blancs et de bois nobles.
 
L’une d’entre elle, a tout particulièrement attiré mon attention plus que les autres.
La vitrine Ulysse Nardin. Sa lumière légèrement turquoise et ses socles de montres façon rocher de plage qui donnait tout de suite un lien entre la mer et Ulysse Nardin. Cette luminosité mettait en évidence tous ses détails, finitions et esthétisme que d’autres vitrines n’apportaient pas.
 
Quel agréable moment, pour moi, amateur de montre, de pouvoir contempler le mouvement des aiguilles de ces objets de valeur. Leurs cadrans, leurs boîtiers, leurs couronnes et toutes ces particularités qui sont attribuées à chacune m’a rendu amoureux de cette renommée que je ne connaissais pas et que je venais de découvrir.
 
Les secondes, les minutes, les heures défilent sous mes yeux et pourtant j’aimerais que le temps s’arrête un moment pour pouvoir rester encore un peu à contempler ces objets de précision. La fermeture du centre commercial est arrivée et demain, c’est le retour pour la France.
 
C’est comme ça que j’ai connu la prestigieuse marque Ulysse Nardin.
Grâce à un concert annulé !
 
Merci de m’avoir lu et bon concours à tous.
 
Guyhome.
 
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar FreddyLombard le 27 Jan 2011, 22:24

L’HORLOGERIE SUISSE, petit regard sur la folle décennie 2000-2010 :horlogecoucou:

L’industrie horlogère suisse a connu une profonde restructuration résultant de l’arrivée des montres à quartz asiatiques dans les années 1970-1980. On assiste notamment la naissance du premier groupe horloger mondial, le Swatch Group.
A l’aube des années 2000, l’horlogerie mécanique suisse renaît des ses cendres. On assiste à l’émergence de la nouvelle horlogerie avec des marques tels que François-Paul Journe, Richard Mille ou Urwerk pour ne citer qu’elles. De nombreuses marques vont être (re)lancées, avec ou sans succès. Dès 2001, l’horlogerie suisse va connaître une période de croissance continue jusqu’à atteindre les 17 milliards de francs d’exportation en 2008, un record historique ! Mais avec la crise financière mondiale, la situation va changer dès fin 2008 et l’année 2009 sera une année noire pour les horlogers suisses. Réduction des coûts, chômage partiel, licienciements et quelques faillites à la clé.
Mais attention, c’est une crise structurelle et non une crise industrielle, comme la « crise du quartz » des années 1970-1980.

Les grands groupes, dont font partie les grandes marques historiques, ont mieux résisté à la crise que les petites marques indépendantes. Depuis cette période difficile, on assiste au retour des montres classiques, fini le « bling bling », place au « néoclassicisme » ! Les marques se sont remises en questions, de manière radicale pour certaines, Zenith en est un parfait exemple. Aujourd’hui, le consommateur en « veut pour son argent ». Il a changé son rapport à la consommation et est toujours plus informé. Les fabricants doivent désormais faire preuve de la plus grande honnêteté vis-à vis du consommateur ! L’année 2010 est la deuxième meilleure année après 2008, vous aviez dit crise ?
Oui, crise il y a eu, mais la fulgurante croissance des marchés asiatiques, Chine en particulier, nous a permis d’atteindre cet excellent résultat .
Les Etats-Unis, première victime de la récession, ne sont pas encore complétement tirés d’affaire.

Depuis toujours, les horlogers suisses ont réussi à surmonter les difficulés rencontrées, malgré des choix ou des décisons parfois inadéquats. La Suisse peut être fière de cette industrie. Mais rien n'est gagné, nous avons des défis majeurs qui nous attendent: l'inquiétante contrefaçon, les ébauches et la réforme du SWISS MADE...

En Suisse, tout le monde connaît quelqu’un qui travaille dans la branche. Ah, ton frère est horloger ! Ah, ton grand-père a inventé l’Incabloc ! Ah, ton mari était en classe avec Franck Muller ! En tant que genevois, je tiens à vous parler un peu de ma ville.
L’industrie horlogère suisse est née à Genève au milieu du XVIe siècle, à cause ou plutôt graçe au réformateur Jean Calvin. Un siècle plus tard, de nombreux horlogers s’installeront le long de l’Arc Jurassien car trop nombreux à Genève. La « Rome protestante» verra la naissance des marques horlogères parmi les plus prestigieuses.

Depuis l’an 2000, la ville calvinsite a changé. Une crise perdure encore, celle du logement. Genève est une ville incroyablement cosmopolite et internationale. J’aime souvent à dire que Genève, c’est un pays à lui tout seul ! (Quelle grand gueule, ces genevois !, me direz-vous…) Depuis peu, les braquages se sont multipliés. La proximité avec la frontière française favorise la venue des bandits, à bord de puissantes cylindrées volées. Les horlogers-bijoutiers sont devenus prévenants, les vitrines ne peuvent plus être admirées dès la nuit tombée. Ils viennent même jusqu’à la Vallée de Joux, où le brave horloger Jacot a subi un braquage rocambolesque, qui a heureusement échoué ! La Suisse véhicule encore et toujours cette image d'eldorado, de pays riche où tout le monde est soit banquier, horloger ou chocolatier !
Enfin, j’aime à me rappeller que des horlogers illustres, de Jean-Marc Vacheron à Hans Wilsdorf, le fondateur de Rolex, arpentaient les quais du bord du lac, comme nous aujourd’hui. Il y aurait tant d’hsitoires et d’anecdotes à raconter, de Genève à la Vallée de Joux…
Le processus de fabrication d’une montre a évolué, s'est industrialisé mais c’est toujours la main de l’homme qui donne vie à une montre mécanique. Les hommes passent, les montres demeurent.
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar cedricba le 28 Jan 2011, 19:51

Pour l'anecdote, ayant vu qu'un concours était ouvert sur Horlogerie-Suisse, bien que n'étant pas un expert, je me suis dit.... pourquoi pas. Après lecture du règlement, je me suis mis à réfléchir sur un sujet de texte et puis pourquoi pas parler de la fixation d'un cadrant sur une montre ancienne.
C'est seulement après avoir écrit le texte que je me suis rendu compte que ce n'est pas vraiment le sujet de ce concour mais ceci dit je me dit qu'il est autant le partager quand même et puis.... ça fait une anecdote de ce concours....


La fixation d’un cadran de montre.

La pose du cadrant de montre doit être faite avec attention. En effet, un mécanisme pourrait ne pas fonctionner correctement pour diverses raisons liées au cadrant. Divers défauts peuvent être observés tel : mauvaise fixation, cadrant trop grand, trou trop petit pour laisser passer librement le canon des aiguilles, le cadrant peut aussi appuyer sur une pièce du mécanisme. Les pieds du cadrant peuvent aussi être mal en place ou dégradés et un morceau peut se coincer dans le mécanisme.
Lors de la réparation d’une montre ancienne, il sera souvent nécessaire de fixer soi-même les pieds du cadrant qui devront être ajustés selon le calibre de la montre. Il faut d’abord enlever les anciens pieds en les coupant avec une pince et en limant la partie restante afin d’aplanir la surface du contre-émail. Cette opération est nécessaire afin de rendre le dos de ce cadrant à nouveau plat et ceci afin de pouvoir pointer correctement le nouvel emplacement des pieds de cadrant à fixer.
A partir de ce moment, il est possible d’ajuster, si nécessaire, le trou de centre ainsi que le trou des secondes. Ces trous doivent être ajustés correctement avant le de pouvoir marquer l’emplacement des pieds. En suivant ces étapes, le cadrant sera toujours bien centré une fois les pieds mis en place.
Après avoir fixé momentanément le cadrant en place, il est possible de passer une mine de crayon à travers la platine afin de marquer l’emplacement voulu sur le cadrant. Après retrait du cadran, il est maintenant possible de marquer les deux emplacements grâce à une petite fraise. Cette opération doit être faite sans exercer trop de pression et de préférence sur un support afin de ne pas casser le cadran. Il est alors possible d’enlever l’émail qui se trouve aux endroits ou devront se trouver les deux pieds grâce à une petite meule et ceci sans perdre l’emplacement des pieds qui aura été marqué plus profondément. L’émail devra être enlevé jusqu’à ce que la plaque métallique constituant le cadrant apparaisse. Attention lors de cette opération à bien humidifier régulièrement la partie ou la meule frotte afin que le cadrant ne chauffe pas. En effet, l’échauffement du cadrant ferait craqueler l’émail.
Les pieds du cadrant sont réalisés à partir d’un fil de cuivre d’une section assez importante mais passant sans problème à travers la platine à l’endroit prévu (On utilise du cuivre car il est plus souple que le laiton, ce qui évitera de la casse au niveau du cadrant en cas de choc). La longueur de ce pied est réalisée en fonction de l’épaisseur du calibre et de façon à pouvoir être soutenu par la vis prévue à cet effet. Afin de souder le pied, il faut le soutenir au cadran de façon à ce qu’il soit bien perpendiculaire mais faire attention à ne pas y appuyer trop fort pour éviter une déformation du cadran lors de la chauffe.
Afin de ne pas écailler l’émail du cadran lors du soudage des pieds, il faut prendre la précaution de chauffer légèrement et uniformément ce cadran à l’aide d’une flamme pas trop chaude et ensuite souder le pied qui est maintenu en place d’une manière très rapide et donc avec un fil d’étain le plus fin possible. Une fois le soudage bien effectué (on devrait apercevoir un bourrelet d’étain autour de la base du pied), il faut laisser refroidir le cadran lentement.
Une fois les pieds fixés, il faut y faire les entailles nécessaires au maintien du cadrant grâce aux vis prévue à cet effet. Pour avoir la position de ces entailles, il suffit de placer le cadran et de marquer les deux entailles avec une pointe. Les entailles pourront ensuite être réalisées avec une petite lime.
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar D.LeCoultre89 le 29 Jan 2011, 00:11

TEXTE POUR LE CONCOURS DE JANVIER

Réflexion autour de la serpentine


Autant le cadran est le visage d’une montre, autant ses aiguilles expriment son caractère.
Feuille, plume, sauge, glaive, dauphine, l’aiguille prend les formes les plus diverses pour remplir ses fonctions. Les noms qui lui sont donnés sont parfois poétiques, mais il y a une qui se démarque de ses consœurs.

Oui, une mérite d’être entre toutes distinguée dans le cadre du présent propos : la serpentine. Cette aiguille qui ondule délicatement, offrant ses courbes reptiliennes au regard de l’observateur pour néanmoins terminer parfaitement apte à accomplir son objectif d’indicateur.

C’est ici que l’on entame notre petite réflexion. Et commençons par un constat; le cadran et l’aiguillage, par leur fonction de découpage du temps en unités, sont souvent les parties les plus austères de la montre.

Ramener la montre au rang de « machine à matérialiser le temps » ? Serait-ce le rôle joué malgré elles par les aiguilles ?

Attention, je ne connote pas ce dernier point négativement. La dimension « instrumentale » de l’objet horloger restera toujours présente - même dans la montre au design le plus extravagant - au point qu’une montre sans ces repères n’est plus une montre …

Toutefois ce constat évident ne doit pas nous conduire à adopter trop de rigidité dans le design de nos instruments du temps. Le trait de génie consiste à rompre les lignes sévères des indexes, des chemins de fer, et autres graduations, avec un peu de folie dans les aiguilles. Intégrer de la magie dans le conforme, briser la trop grande tranquillité ambiante.

Le thyrse cher à Beaudelaire, ce sceptre dionysiaque, fait d’un bâton et d’entrelacs de lierre enroulé tel un serpent autour du bois, est je crois l’image la plus parlante.

La ligne droite et la ligne courbe harmonieusement réunies.

Le mélange parfait à mi-chemin entre le baroque et le classique.

Voila ce que certaines grandes maisons arrivent à faire sur les quelques rares montres arborant cette aiguille.

En brisant les codes de l’horlogerie sage, la serpentine revêt la montre entière d’une allure fantastique, où l’imaginaire de l’observateur pourra se perdre en pensées et en émotions.


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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar Runeii le 30 Jan 2011, 14:35

Ainsi donc il est question de temps, de ce fil invisible qui nous lie tous et nous entraine implacablement vers l'avant. Il est aussi question de l'obstination de l'homme à vouloir le maitriser, le dépasser, le stopper.

Au poignet deux aiguilles qui nous font danser tous, voisin, frère, fils, silhouettes d'autres lattitudes. Parfois le tic-tac nous enchaine à un passé qui ne veut mourir. Souvent il fait naitre un tourbillon de stress au petit matin. Et puis, quelque fois, sans que nous y prenions garde, la montre s'arrete et le temps se fige. Quelques messages d'alertes surgissent : quelle heure vivons nous ?, sommes nous bien toujours en weekend ?. Après, le silence. Demeurent deux aiguilles fixées au dernier souffle exhalé par ces divins rouages.

Alors, quand le temps stoppe, on se dit qu'on devrait se sentir libérés, sans plus de contraintes, sans désir de grandir ni peur de vieillir. Que le monde s'arrete avec nous. Pourtant, à voir l'oiseau qui fait son nid en ce matin d'hiver, ces cheminées qui réchauffent des foyers remplis de vie, le soleil qui fuit sous le brouillard sans fin, une seule envie, un seul besoin subsistent : garder un peu de cet infini pour ensuite revenir au monde, qui avance sans nous.

Je reprends donc ce bel objet aux aiguilles argentées, je secoue mon poignet, la montre émet à nouveau son tic-tac caractéristique, sa signature L.E. me fait son habituel clin d'oeil. Et puis ça y est : je me sens de retour chez moi, propriétaire de mon existence, appartenant au temps des hommes.

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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar Lori Schüpbach le 30 Jan 2011, 15:48

les montres Ulysse Nardin, c'est vraiment le top! comme je suis un navigateur, je suis fasciné de la précision, de la liaison avec le mer et du styling inubliable… j'adore ces montres - même si c'est difficile de l'exprimer en français :-)
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Re: Concours de Janvier, ULYSSE NARDIN

Messagepar Patetnat le 30 Jan 2011, 16:48

L'horlogerie, l'art de la belle montre... mais qu'est-ce qui motive une passion aussi forte ?!?

Est-ce la recherche du temps exact et précis (un tourbillon, puis un deuxième, un troisième...) pour défier toutes les lois de la physique ? Non, sinon mieux vaudrait acheter une montre à quartz...

Est-ce la recherche de la plus subtile émotion (avez-vous déjà vu l'émotion transmise par un passionné de belle mécanique ?) ? Non, l'essentiel est certainement ailleurs...

Est-ce la recherche de la notoriété d'une marque ? Non, c'est certainement important pour la transmettre aux générations futures mais ce qui plait aujourd'hui n'est certainement pas musique de demain...

Mais qu'est-ce donc ???

Et... si c'était simplement une histoire d'hommes... peut-être comme vous et moi, motivés par leur passion... Car c'est vrai, le métier d'horloger est magnifique. On dit que l'on y travaille les mains, la tête et... le coeur !!!

J'ai eu la chance de croiser, lors d'une magnifique soirée aux Ambassadeurs à Genève, le COO d'Ulysse Nardin ! Une soirée magnifique avec ce digne représentant de la marque ! Très simplement et sans ambages, on a envie de suivre son modèle, travailler sur la perfection en se basant sur le savoir développé hier pour créer les montres de demain... Encore un grand Merci pour cet instant privilégié où le temps n'a pas l'air d'avoir d'emprise au Locle !!!
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